The Alexandria Link, de Steve Berry

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The Alexandria Link, de Steve Berry

Message par Sheherazade le Sam 16 Mai - 12:27

Titre français : L’Enigme d’Alexandrie

En 1948 en Palestine, les soldats arabes ont arrêté un homme qui recherchait Mr Haddad. Le fils de cet homme, colonel de l’armée palestinienne interroge l’homme en question qui refuse de parler. George Haddad l’exécute, tout ce que l’homme avait accepté de lui dire c’est qu’il était un « Gardien » et qu’il était à la recherche de son père.

Soixante années ont passé. George Haddad a repris ses études et est devenu un érudit dans le domaine des écrits bibliques. Il est désormais recherché par des mercenaires israéliens.

Cotton Malone, ex-agent de l’ « Unité Magellan », ex-avocat pour le JAG, a quitté les services après 12 ans de service. Il s’est installé à Copenhagen, au Danemark, où il a ouvert une librairie spécialisée en livres anciens et manuscrits rares. Là il a comme un problème : « on » a fait sauter sa librairie, comme ça, rien que pour lui apprendre que ce n’est pas lui qui mène le jeu. Comment ce cauchemar a-t-il commencé ? Avec la présence inattendue de Pamela, son ex-femme, toujours aussi hargneuse et vindicative à son égard.

Cette fois, elle a une fameuse raison d’être affolée : Gary, leur fils adolescent a été enlevé il y a deux jours. Les ravisseurs donnent 72 heures à Malone pour qu’il leur donne ce qu’ils veulent, ce qu’ils savent qu’il possède et qu’il ne peut en aucun cas leur donner. On s’étonnera après que son ex-épouse soit enragée !
Pour bien prouver qu’il n’a pas le choix, un certain Dominic Sabre, l’homme qui est derrière l’enlèvement, a fait sauté sa librairie remplie de livres précieux, toute la maison est d’ailleurs partie en fumée. Malone et son épouse ont échappé par miracle à l’incendie, à présent il s’agit de se mettre à la recherche de Gary.

Malone s’adresse alors à un ami à Copenhagen afin de l’aider ; il contacte son ex-chef aux Etats-Unis. Celle-ci lui fait part d’un problème au niveau de la sécurité, leur ordinateur a été piraté. L’agent envoyé pour aider Malone est tué par Sabre qui a apparemment à chaque fois un pas d’avance sur lui. Le Sabre en question travaille pour une mystérieuse société secrète « The Chairs ».

Toujours accompagné de Pam, hargneuse et très mal disposée à son égard, Cotton Malone va rechercher son fils. Le temps passe tellement rapidement lorsqu’on doit sauver la vie de son enfant.

Steve Berry entraîne des lecteurs de Copenhagen aux Etats-Unis, puis vers un magnifique domaine en Angleterre où une énigme serait cachée dans une œuvre d’art, puis vers l’Autriche.

Avec cette histoire concoctée autour de la Librairie d’Alexandrie et de traductions de l’ancien testament, je ne peux m’empêcher de constater que depuis le “Da Vinci Code” de Dan Brown, tous les Américains qui aiment l’Histoire sont persuadés qu’ils peuvent écrire un roman d’aventures, dans un genre qui rendit célèbres Robert Ludlum et Clive Cussler.

Pour l’originalité des nouveaux venus dans ce domaine, c’est autre chose.
Je sais qu’il est nécessaire d’assurer la relève, mais j’avoue que je suis assez sidérée par le manque d’imagination des auteurs.
« The Alexandria Link » est le second volume des aventures de Cotton Malone, qui ont commencé dans « The Templar Legacy » (« L’Héritage des templiers ») – à ne pas confondre avec « The Last Templar » de Raymond Khoury (quand je vous le disais que du côté de l’originalité, ça craint !).
Les aventures de Cotton Malone sont au nombre de cinq, dont 4 ont été traduites en français.

En ce qui me concerne, j’arrête avec ce livre-ci ; je ne me suis pas ennuyée - ce fut un peu comme regarder un film d’aventures genre « Indiana Jones », mais il est évident que si je n’avais pas reçu ce bouquin, je n’aurais même pas songé un seul instant à l’acheter.

En fin de livre, l’auteur explique les parties historiques exactes qui l’on conduit à imaginer son roman. C’est pas croyable les bonnes excuses que les gens se donnent pour écrire un bouquin.
J’ai eu une très légère impression aussi d’antisémitisme larvé de la part de l’auteur ; il est vrai qu’il est un catholique bon teint, ceci expliquant peut-être cela.

Avant de créer son personnage recurrent, Steve Berry avait déjà écrit trois autres polars sur fond d’Histoire, qui n’ont pas été traduits. On a un peu l’impression que tous ces auteurs se disent « Si Dan Brown a pu le faire, moi aussi » !

D’après sa bio, Steve Berry aurait attendu 12 ans avant que son premier manuscrit ne soit accepté – et alors, où est le problème ?
Il y a d’excellents auteurs (en Belgique et en France) qui n’ont même pas cette chance, qui se battent pour être reconnus par des éditeurs et publier leurs écrits, alors les douze années d’attente de Berry, c’est de la roupie de sansonnet – surtout si c’est pour produire ce type d’écriture. Nous on pouvait attendre encore un peu.

Ce livre est ce que les critiques appellent « une tête de gondole » (pas celles de Venise mais des supermarchés), ou alors un roman de gare ou encore un livre de plage. Je vous laisse le choix de la définition. Pour moi, c’est du niveau d’un scénario télé.
Encore un bouquin lu très rapidement, presque en diagonale pour en avoir terminé rapidement et passer à quelque chose de plus intéressant. (Si je continue à lire des bouquins de ce type, je sens que je vais me dégoûter des polars ; je sens que je vais me rabattre sur Lady Agatha, histoire de me remémorer de bonnes lectures.)

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