The Woods, d'Harlan Coben

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The Woods, d'Harlan Coben

Message par Sheherazade le Lun 11 Mai - 17:31

Titre français : Dans les bois

Paul Copeland, proche de la quarantaine, procureur dans l’état d’Essex, élève tant bien que mal sa petite fille depuis le décès de son épouse ; la vie de « Cope » est parsemée de disparition. Vingt ans auparavant, il était éducateur dans un camp de vacances. Il a quelque peu relâché son attention à la surveillance des jeunes sous sa responsabilité parce qu’il était amoureux fou d’une fille de son âge, la fille du proprio du camp.
Quatre jeunes en profitèrent pour faire le « camp buissonnière » et disparurent dans les bois aux alentours – de manière permanente. Deux corps furent retrouvés, brutalement assassinés, deux autres disparurent à jamais. Parmi ces deux-là, sa jolie sœur Camille dont il était très proche.
Le couple formé par ses parents s’est alors totalement défait et sa mère a également disparu dans laisser de traces. Il a vu son père, obsédé par la mort de sa sœur, partir presque quotidiennement dans ces bois afin d’y creuser dans l’espoir de trouver le corps de sa fille.

Les crimes furent attribués à un tueur en série, actuellement sous les verrous pour des crimes similaires commis dans d’autres états ; seulement il nie être le coupable du Newq Hampshire.

Puis la vie a suivi son cours, Paul a fait des études de droit, a épousé une jeune fille de bonne famille. Ce bonheur fut de courte durée, la jeune femme mourut d’un cancer au bout de 7 ans.
Copeland est devenu un procureur très apprécié par ses supérieurs ; il traite pour l’instant une affaire délicate de viol. Les accusés sont deux jeunes gens de familles riches alors que la jeune femme victime de leurs sévices était quelqu’un de morale douteuse.
Pourtant pour le procureur, ceci n’est pas important, ce qui compte c’est que justice soit faite.

C’est a lors que surgit dans la vie de « Cope » un fantôme du passé : l’un des deux disparus sans trace ressurgit dans son existence sous forme d’un cadavre. Pour Paul Copeland il ne fait aucune doute qu’il s’agit de Gil Perez même si l’homme vivait sous un faux nom. Si Perez est vivant, peut-être que Camille le serait aussi ?
Le cauchemar va revenir dans sa vie, comme dans celle de Lucy, la fille du directeur du camp et sa petite amie d’alors.

Des secrets de famille vont être mis à jour dont Copeland n’avait même pas idée qu’ils pouvaient le concerner. Sans oublier que les familles des accusés dont il s’occupe ont décidé de faire pression sur lui ; dans la vie, tout le monde a un squelette dans son placard et ceux de Paul Copeland vont ressurgir.

Il est de bon ton lorsqu’un auteur a acquis une certaine célébrité grâce à un livre qui a littéralement « cassé la baraque » de louer tous ses romans suivants.
J’avais, comme tout le monde, réellement été scotchée au premier roman de Coben « Tell no one » ; j’ai donc lu, plutôt rapidement après ce premier thriller passionnant, son opus suivant « Gone for Good ». Et là, grosse déception ! j’avais l’impression de (presque) relire le même livre.

J’ai donc laissé passer quelque temps et finalement j’ai pris dans ma PAL (que je vide consciencieusement depuis quelques semaines) ce « The Woods » dont j’ai lu à la fois du bien et du mal. J’ai donc décidé de m’en faire une idée personnelle et je peux l’avouer sans fausse honte : il faut qu’Harlan Coben change cesse de s’autoplagier car ces « Woods » ne sont finalement rien d’autre que quelques pincées de « Ne le dis à personne » et des zestes de « Disparu à jamais ».
L’auteur semble avoir pris un malin plaisir à multiplier les pistes, pas toutes fausses, sous les pieds de son héros principal entraîné dans une histoire de souvenirs que l’on veut occulter, de culpabilité, de manipulations, de pouvoir.
Mais c’était aussi le sujet des deux romans cités plus haut, ici il a ajouté quelques anciens membres du KGB, histoire d’ajouter un élément à la mode supplémentaire : les ex-apparachiks devenus des hommes d’affaires pas très nets.

Et cette obsession des tueurs en série commence franchement à être lassante. « Déjà vu » est vraiment le terme qui convient à ce roman, et même plusieurs fois !
Par ailleurs, l'auteur utilise son habituel procédé d'écriture : à le première personne lorsqu'il s'agit de Paul Copeland, à la troisième personne lorsqu'il s'agit des autres protagonistes de son roman. Pourquoi ? Cela n'apporte strictement rien de plus, ni de moins.

Je mentirais en prétendant que le livre n’a pas de suspense, au contraire, mais le suspense pour moi fut surtout de constater que Coben aimait le « copier/coller » de ses propres ouvrages. Je crois que ce livre sera ma dernière expérience avec cet auteur pour un certain temps ; j’avais déjà fait ce serment après « Gone for good » et on ne peut même pas dire qu’il s’agisse d’un serment d’ivrogne puisque je ne bois pas d’alcool.

Je suis très heureuse de ne pas avoir acheté ce livre, il m’est venu via une copine et je vais m’empresser de le transmettre à une autre amatrice de polars en anglais, je vais même pousser le vice jusqu’à ne pas lui dire ce dont il s’agit, elle pourra ainsi juger par elle-même.

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